mardi 13 décembre 2016

SAINT-EVARZEC - Cosquer



Depuis le bourg, une route qui se termine en cul-de-sac dessert ce village, situé à 1,2 km à l’ouest, au pied d’une colline boisée. La fouille d’une enceinte gallo-romaine présente sur le site a permis de trouver des tuiles de cette époque1.

Le hameau se compose de deux fermes, Cosquer Bras, au nord, et Cosquer Bihan, au sud.

La ferme de Cosquer Bras est privée, et son logis du 18e siècle, n’est pas visible pour le promeneur. Topic-Topos présente cependant une photographie de la porte du logis, qu’il décrit comme « une porte décorée de sculptures sur les jambages et le linteau, tels un crucifix d'autel et ce qui est probablement une fleur de lis. Le linteau arrondi porte une tête au front démesuré, aux yeux globuleux dans des orbites très creuses et au bas du visage fuyant. » 2

Depuis la route, un chemin balisé s’embranche vers le sud, qui se poursuit vers Dourmeur. Il permet de passer devant le manoir de Cosquer Vihan, puis les deux fontaines de Cosquer et le lavoir.

Le manoir de Cosquer Vihan, du 18e siècle, est en réalité une « maison de maître », celle du propriétaire de la ferme voisine. Le logis a pour dépendances un cellier et une grange, datée de 1843 et pourvue d'un grenier qui lui est probablement postérieur, ainsi qu’un ti forn, le bâtiment qui abrite le four à pain. Les cinq fermes du village possédaient leur four, et chacun était utilisé à tour de rôle. Celui-ci, qui date lui aussi du 18e siècle, est le seul qui a été conservé. Doté, à la base, d'une niche profonde destinée à recueillir les cendres, il est précédé d'une vaste cheminée.2



Après le manoir, le chemin carrossable devient un chemin creux. Celui-ci, nommé autrefois Hent-Du, « le chemin noir », passe successivement devant deux fontaines aménagées dans le talus de droite. La première, plus haute, plus fruste, est la plus ancienne.



Le creusement d’une seconde fontaine, 12 mètres plus loin, s’explique probablement par la baisse de la nappe phréatique. Elle porte gravée, sur son fronton l'inscription : « ALEXANDRINE 2 septembre 1840 ». Alexandrine est le prénom de la première fille de François Joseph Capel, propriétaire de Cosquer Bihan et qui fut conseiller municipal de la commune de 1843  à  1853. 



Lors  de  la  réfection  du  chemin,  le  sol  a  été  surélevé  ce  qui  a  conduit  à installer  devant chaque  fontaine  une  dalle  de  béton  verticale  de  30  cm ; l'ouverture  en  a  été  réduite  d'autant.  Ces  travaux  avaient  pour  but  de  rendre  le chemin  praticable  par  tous  les  temps. 

La seconde fontaine alimente un lavoir qui est, lui, situé de l’autre côté du chemin, sur les terres de Cosquer Bras.   Ce   lavoir   a   été   restauré   en   mai   1999   par   les   employés communaux et les enfants du Centre de Loisirs.3



1. Louis Pape, La Civitas des Osismes à l’époque gallo-romaine, 1978
3. http://www.saint-evarzec.bzh/wp-content/uploads/2009/01/Les-deux-fontaines-du-Cosquer.pdf

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire