Le bourg de Coray, situé au carrefour de deux axes routiers relativement importants (Quimper-Saint-Brieuc et Rosporden-Châteauneuf-du-Faou), ne présente que peu de constructions anciennes. L'église elle-même a été reconstruite à la fin du 19e siècle. Sur son placitre, près du choeur côté nord, on remarquera cependant une étrange pierre cylindrique cannelée. L'origine de cet objet, qui se trouvait à l'origine au lieu-dit Lanneurien, avant son transfert à son emplacement actuel en 1970, reste mystérieuse. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'un stèle de l'âge du fer, mais peut-être d'un ancien autel gallo-romain.
Toujours sur le placitre, côté sud du choeur, sont exposées trois anciennes consoles sculptées.
mardi 22 janvier 2013
samedi 19 janvier 2013
LANGOLEN / TREGOUREZ - Le ruisseau du Pont Neuf
Au long de son parcours à la limite des communes de Trégourez et Langolen, puis sur celle-ci jusqu'à son confluent, le ruisseau offre quelques beaux paysages et est jalonné d'une série de monuments intéressants. Une cinquantaine de mètres en amont du Moulin de l'Abbé, les pittoresques routes de Kerglaz (en Trégourez) et de Stang Lévénez (en Langolen) suivent chacune un flanc de la vallée.
La route de Kerglaz rejoint la D 51 reliant Trégourez à Langolen au lieu-dit Kerhuet. En poursuivant vers Langolen après cette ferme, la départementale longe le flanc du vallon du ruisseau, qui décrit à cet endroit d'harmonieux méandres.
| Les méandres su ruisseau du Pont Neuf en amont du Pont Neuf |
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| La maison d'habitation ruinée du Moulin de Kerguz |
La route du Moulin de l'Abbé à Stang Lévenez, qui suit quant à elle la rive droite du cours d'eau, serpente dans un premier temps au pied du coteau, dans un environnement boisé, laissant bientôt sur la gauche le moulin abandonné de Kerguz, dont les quatre bâtiments plus ou moins ruinés délimitent une cour envahie par la végétation. Celui qui abrite le moulin proprement dit, facilement accessible, possède encore sa meule.
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| Les mécanismes de l'ancien moulin de Kerguz |
| Le menhir de Stang Lévénez |
La route ménage quelques belles perspectives sur la vallée et laisse sur la droite la croix de Saint Uhel, avant de déboucher, elle aussi, sur la D 51.
La D 51 franchit le ruisseau au Pont Neuf, après avoir longé sur la droite (en venant de Langolen), le vallon d'un petit affluent.
| Le petit vallon du Pont Neuf |
A un kilomètre en aval du Pont Neuf, la route du bourg de Langolen à Toull Sabl en Trégourez par le Moulin de Kernévez rencontre également le ruisseau du Pont neuf, dans la vallée duquel elle s'engouffre en décrivant un lacet. Quelques mètres en amont du pont, une passerelle bricolée en bois franchit le cours d'eau au niveau d'un petit îlot. A proximité se trouve le Moulin de Kernévez (que je compte bien photographier un de ces jours).
Du moulin s'embranche la voie de desserte du hameau de Park ar Stang, qui remonte le cours d'eau à flanc de coteau.
lundi 7 janvier 2013
PERSQUEN - Les ruines de Kervotozec
Peu après le village de Grouascoët, la petite route qui continue vers Toulhouët bifurque sur la gauche, tandis qu'un chemin d'exploitation continue vers le nord-est. Après avoir laissé un petit bois sur la droite, le chemin débouche sur un champ. C'est dans la zone boisée qui borde le côté opposé du champ que se cachent les ruines de la ferme de Kervotozec. De l'habitation, il ne reste que quelques pans de murs, mais en suivant la limite entre le bois et le champ vers le sud-est, on parvient à un four à pain qui résiste vaillamment à l'assaut de la végétation.
PERSQUEN - Les ruines du moulin de Tréhonleau
De la charmante D 130 qui relie Lignol à Persquen, se détache sur la droite, au lieu-dit Carmaise, une petite route peu entretenue, qui parcourt la prairie du ruisseau de Goah avant d'escalader le rebord du plateau granitique en décrivant un lacet digne d'une route de montagne. Du premier coude, en bas de la côte, part un petit chemin envahi par les hautes herbes qui aboutit, au bout d'une centaine de mètres, au lieu-dit abandonné de Tréhonleau, qui aurait été autrefois le siège d'un manoir. Seules subsistent deux petits bâtiments de ferme disposés parallèlement. Ce qui devait être l'habitation, encore figurée sur la carte IGN, est désormais invisible, camouflé par la végétation.
L'exploration de ce hameau abandonné avait déjà fait l'objet d'une précédente visite de ma part, deux ans auparavant. Ce qui a motivé mon retour en ces lieux était cette fois une ruine signalée par la carte, à une cinquantaine de mètres à l'est du lieu-dit, qui m'avait échappée. La situation de ladite ruine, au contact d'un ruisseau, laissait envisager qu'il puisse s'agir d'un ancien moulin. Le chemin figuré sur la carte censé permettre d'y aboutir n'existe plus, mais on peut aisément le rejoindre en coupant à travers champ. La ruine, signalée à gauche du chemin, est invisible. En revanche, sur la droite apparaissent les imposants pans de murs, envahis par le lierre, de ce qui était effectivement un moulin ; un moulin manifestement important et fort ancien, à en juger par sa hauteur et l'utilisation de grosses pierres de taille en granite à ses angles.samedi 5 janvier 2013
LANVENEGEN - La route de la Trinité
De la D 123 qui relie Quimperlé à Guiscriff, s'embranche sur la droite, peu après le village de La Croix Rouge en Querrien, une petite départementale qui conduit vers Lanvénégen. La route, fort pittoresque, remonte le cours d'un affluent du Naïc, puis le Naïc, suivant fidèlement, sur 3 kilomètres, chacun de leurs méandres. Au détour d'un des virages apparaît soudain la chapelle ruinée de la Trinité, à droite, immédiatement en contrebas de la route. Une vision d'autant plus fantomatique lorsque la vallée est enveloppée de brouillard, comme le jour où je l'ai photographiée.
Cette chapelle, construite au 17e siècle par le seigneur de Coatsal, à l'emplacement d'un édifice plus ancien, a perdu sont toit au cours d'un incendie en 1948. Une fontaine surmontée d'une petite croix ventrue en jouxte le choeur, tandis qu'une autre se trouve une cinquantaine de mètres au sud. Le pardon se déroule le dernier dimanche de mai.
Quelques mètres en aval du pont qui franchit le Naïc, on remarque un gué
de pierre, qui traverse le ruisseau juste avant sa confluence avec
l'affluent que la route suivait jusqu'à présent.
Encore un peu plus loin, on aperçoit sur la gauche un vieux manoir, au pied d'un coteau boisé. Il s'agit du manoir de Lescréant (15e s., restauré), dont le vocable vient de les (manoir,cour), et de cran (essart).
Avant de s'éloigner du Naïc pour grimper vers le bourg de Lanvénégen, la route laisse à droite le moulin de Lescréant, occupant un site bucolique.
mardi 1 janvier 2013
SCAËR - Le château de Kergoaler
Ce château, signalé par une pancarte touristique à l'embranchement de la petite route qui le
dessert, est une propriété privée. On peut cependant contourner
extérieurement le domaine afin d’avoir une vue sur la façade principale, orientée
au sud.
Le manoir, construit en 1718 par Jean-Corentin du Couëdic de Kergoaler,
occupe l'emplacement de châteaux ou manoirs qui se sont succédé depuis
Raoul de Couëdic, connu en 1370. La généalogie de la famille du Couëdic
remonte à Yvon, à la fin du XIIe siècle. La famille est
illustrée par Henri, qui participe en 1248 à la septième croisade,
dirigée par Louis IX, futur Saint Louis. Au XVIIIe siècle,
elle fournit deux grands maîtres aux Eaux et Forêts de Bretagne, et un
marin, Charles Louis, mort de ses blessures en 1780, trois mois après
que sa frégate, La Surveillante, eut coulé la frégate britannique
Québec. Trois tours et un corps de logis, inspirés du modèle des
châteaux anglais, sont adjoints au manoir vers 1830. Le manoir de
Kergoaler est le dernier conservé sur le territoire de la commune (http://fr.topic-topos.com/manoir-scaer)
Aux alentours...
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| Du lieu-dit Kervennou , part vers le sud un beau chemin creux |
SCAËR - Le village (presque) fantôme de Prat-Cotter
Ce hameau a fait l'objet d'un article dans Le Télégramme du 8 septembre 2010 (http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/qleregion/scaer/prat-cotter-de-l-opulence-a-l-abandon-08-09-2010-1042954.php) en sa qualité de village fantôme, surnommé pour l'occasion "Prat Goster" ! ! En fait le hameau n'est pas totalement abandonné. Les deux fermes situées de part et d'autre du chemin de desserte, à l'entrée du village, sont encore habitées.
Mais
au-delà, les trois autres fermes qui le composaient - et leurs dépendances - ne
sont plus que ruines.
Au même titre que les blockhaus qui parsèment le littoral constituent un témoignage de la Seconde Guerre Mondiale, le village de Prat Cotter témoigne d'un autre épisode marquant du 20e siècle : l'exode rural.
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| L'une des maisons abandonnées de Prat-Cotter |
La ferme située à droite à l'entrée du village est précédée d'un puits à pompe et d'une auge, composant, avec la grange située à l'arrière-plan, un ensemble harmonieux.
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